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Rôle des « pieds noirs » sur la viticulture française

27 septembre 2012

Native de Marseille, accompagnée enfant et adolescente par une mère qui c’est beaucoup intéressée à la question algérienne, entendant régulièrement des histoires liées aux rôles des « pieds noirs » sur la viticulture française,  j’ai décidé d’étudier de plus près l’histoire de ces hommes et femmes qui ont joué un rôle non négligeable sur l’œnologie d’aujourd’hui.

Je fais donc un appel à tous ceux qui connaîtraient des personnes ayant été viticulteurs en Algérie ou ayant eu des parents ou des grands-parents qui avaient cet emploi. Je suis à la recherche de livres, de thèses, de photos, d’histoires, de films. Je m’intéresse à l’ensemble du sujet :

  • L’installation en Algérie et autres pays du Maghreb,
  • Production sur place, débouchées, rôle des négociants,
  • Retour en France, choix des régions, type de production, nombre,
  • Devenir des algériens à la suite de l’arrêt de la production viticole, devenir des exploitations (fermeture, reconversion),
  • Production de vins en Algérie et dans et reste du Maghreb aujourd’hui.

Cela donnera matière à un cours dans un premier temps et un documentaire dans un second temps.

Merci de transmettre ce message autour de vous et de me faire remonter les informations : par mail muscadelle24@orange.fr ou par téléphone : 06 79 01 01 37

Isabelle Roberty

 

 

A nos pères

23 août 2012

En cet été 2012, où j’ai perdu mon père et où mon beau-père l’a suivi sans  même attendre le début des vendanges, je leur adresse mon coup de cœur.  Un père c’est un être complexe  omniprésent qui accompagne ou pas, qui valorise ou pas, qui protège ou pas, qui aime à sa manière. Pour une fille il va avoir un rôle central sur sa possibilité à devenir  une femme mature, indépendante et équilibrée, sur son envie de réussite professionnelle. Pour un homme, je ne sais pas, car je n’en suis pas un. Mon père ne c’est jamais vraiment intéressé au vin, que de toute façon il ne digérait pas, mon beau-père aimait bien le vin mais trouvait bien dommage que je travaille au lieu de rester à la maison. Moi c’est plutôt les femmes de mon entourage, militantes féministes pour la plupart, mon homme et mes fils, qui m’ont encouragé et laissé entreprendre ce qui me convenait. Chacun à son histoire, chacun se rappelle  d’une bonne bouteille qu’il a bue avec son père, de la main qu’il nous tenait quand nous étions enfant. Puis un jour il faut le laisser partir et continuer notre chemin différemment.

À  André  Roberty et Guy Pujols.

Programme cours œnologie 2012/2013

7 août 2012

L’été 2012, un été particulier qui restera dans mon cœur. La saison 2012/2013 n’en sera que plus belle. Nous serons amenés à faire un grand écart  historique qui nous transportera de l’époque romaine à 1962.  Nous traverserons Fronsac, Cornas, la Bourgogne, Nîmes, la Corse et l’Italie. En route, nous prendrons le temps d’écouter et de goûter les cépages merlot, syrah, niellucciu et sangiovese en rouge et le renommé chardonnay en blanc.

Description du programme

Nous commencerons notre périple, en octobre à Fronsac, au moment où les cuves encore frémissantes, laissent échapper les arômes du merlot et les traces de cette ancienne grande place viticole en bord de Dordogne. En novembre, nous irons rejoindre la Vallée du Rhône nord. Impossible de résister à l’attrait de la syrah, à la curiosité de mieux connaître la relation de la noblesse et des bourgeois de Lyon avec ce vignoble.  En décembre, les fêtes approchant, Il faudra quitter la syrah  pour remonter vers le nord et nous intéresser au chardonnay sous sa forme mousseuse. Qui à l’aveugle saura reconnaître le champagne du Crémant de Bourgogne.  Facile ? C’est mal connaître  nos hasardeuses papilles face à nos croyances.

En janvier, le temps se refroidissant nettement, nous rentrerons pour faire des travaux sur dame vigne. Nous l’ausculterons dans les moindres détails, cherchant à mieux comprendre ses besoins  et ses caprices. En février, nous déciderons d’aller glaner un peu de soleil du côté de Nîmes, là nous marcherons sur les traces de l’ancien grand vignoble romain.  Nous questionnerons pour savoir comment les cépages et  les goûts des vins de cette région ont évolué jusqu’à nos jours. Au mois de mars,  nous déciderons d’aller retrouver tata Pierrette en Corse. La photo d’elle et de son mari Ange, fiers devant leur beau domaine d’Algérie m’a toujours fascinée.  Nous  prendrons la route jusqu’à Toulon pour embarquer sur le « Danielle Casanova ».  Les oreilles grandes ouvertes nous tenterons de comprendre ce qui a poussé  les parents de ce couple et d’autres  centaines de français à partir travailler la vigne dans les colonies françaises.

En avril, nous retournerons vers la Bourgogne afin de retrouver notre ami chardonnay  et de mieux comprendre l’influence des ducs de Bourgogne sur la notoriété des grands crus de cette région. De là, mai arrivant, nous voyagerons jusqu’en  Italie afin de nous plonger dans d’autres racines du vignoble. En juin, nous clôturerons la saison par une reconnaissance des cépages étudiés et par l’élaboration d’une fresque contenant des bouts de notre histoire commune.

Inscription aux cours :

Vous pouvez-vous inscrire dès à présent. Pour cela,  il suffit  :

  • de vérifier  le tarif et vos disponibilités au vue des dates fournies dans les programmes des cours fournis ci-dessous,
  • de  compléter la fiche d’inscription ci-jointe et de me la retourner soit par mail ou courrier postal : Fiche-inscription

L’inscription n’est définitive qu’à réception du paiement. L’adhésion à l’association coordinatrice n’est pas facultative, il sera nécessaire d’en posséder la carte de membre. Attention le nombre de places de chaque groupe est limité. Pour les personnes inscrites la saison précédente, votre réinscription n’est pas automatique, il faut que vous vous manifestiez en ce sens avant le mois d’octobre. Il est trop long de vous recontactez tous un par un.

Les professionnels peuvent prétendre à une prise une charge dans le cadre de la formation continue, mais qui devient avec les restrictions budgétaires de plus en plus aléatoire.  Il est rappelé aux indépendants qu’ils peuvent utiliser leur crédit d’impôt formation.

 Calendrier des cours d’œnologie d’octobre 2012 :

Les cours d’œnologie  ont lieux en Dordogne dans les villes de Périgueux , en Charente dans les villes d’Angoulême, Cognac et Barbezieux et en Gironde à Libourne. Un nouveau groupe voit le jour cette année. il est mis en place avec l’université du temps libre de Périgueux et aura lieu le mardi  en matinée. Il est également possible de suivre ces mêmes cours en formation à distance.

Pour les personnes qui ne peuvent pas suivre les cours sur un des lieux proposés pour cause d’emploi du temps surchargé, de mutation,  de déménagement ou d’une soudaine phobie sociale, il est  possible de le faire à distance. La formation  à distance en œnologie peut également intéressés  des personnes inscrites aux cours présentiels et qui désirent approfondir le sujet (curieux insatiable, grand passionné, professionnel..). Toutes les informations sont ci-dessous.

Pour les personnes désirant tout connaître des vins de la région de Bergerac, la prochaine session aura lieu en novembre au CIVRB.

Muscadellement  vôtre.

Isabelle

 

histoires de vins

13 juillet 2011

En attendant la rentrée en octobre, voici quelques histoires vendangées au cours du mois de juin.

Durant le dernier cours, les Muscadelliens de Charente, Dordogne et Gironde ont du,  en  petits groupes, inventer des histoires sur 3 vins proposés en dégustation. Voici quelques-unes de  leurs proses.

L’histoire du cabernet franc, un cépage en odeur de sainteté

Tout jeune, Cabernet Franc fut jadis ramené de nos contrées par les pèlerins de Saint-Jacques, d’où un léger goût de bois qu’on aurait tort de prendre pour la conséquence de l’élevage en barrique. La qualité des tanins, discrets, mais bien travaillés, est plus probablement due au bâton – de pèlerin – que ceux-ci avaient coutume d’y laisser tremper pendant la messe afin qu’il s’y refroidisse des ardeurs du chemin. La protection bienveillante du Saint Patron explique également ce léger goût de coquille…Saint Jacques qui ne s’exprime pleinement qu’à la troisième gorgée et vient titiller, mieux que ne le fait l’hostie, les papilles.

L’abbé Breton, séduit par le nez exceptionnel du breuvage et son odeur… de sainteté, décida d’en faire bénéficier des contrées fort chrétiennes et de le ramener à ses ouailles sur les bords de la Loire. Mais le péché n’est jamais loin, et le XVIIIe marqua la fin de cette sainte vie. Cabernet Franc rencontra Sauvignon. Ce fut, bien sûr, le coup de…FOUDRE. Ils s’hybridèrent, ils se marièrent et ils eurent beaucoup… de fruits, de fleurs, de feuilles et de branches et puis aussi un coeur qui ne bat que… pour toi, Isabelle.

A Isabelle avec nos remerciements à Paul Verlaine.

Un jeune Cabernet biodynamique

Once upon a time , il y avait des Romains qui vinrent envahir pacifiquement l’Aquitaine et ils avaient déjà soif. L’eau locale, calcaire et tourbeuse, voire saumâtre, en marée montante était dangereuse, ils amenèrent avec eux leurs plants de vigne vers 100 ans apr. J.-C. Ils trouvèrent un tertre dit « de Fronsac » bien en hauteur pour :

  1. Se protéger des barbares qui voulaient leur piquer leur pinard,
  2. Mettre les ceps les pieds au sec
  3. Profiter de l’élévation au dessus des brouillards pour être plus près de Bacchus.

Il va de soi que le vin était déjà biodynamique. Ils rançonnaient les convois en leur piquant les cornes des boeufs et les bouses, les enterraient pour faire de l’engrais… Les jours rares de grand Mascaret, ils affrétaient une barge et envoyaient ainsi promptement leur production en amont, chez les heureux Périgourdins. Quelquefois les amphores se brisaient, libérant leur précieux breuvage dans les eaux de la Dordogne. Depuis les Périgourdins essaient de les copier.


Cabernet de Loire

On retrouve Pédro , chassé d’Espagne par les Maures qui a trouvé refuge au bord de la Loire dans un village troglodyte. Il amène avec lui sa science viticole, se fait appeler Pierre et fonde une abbaye près d’Angers. Les moines traversent les tumultes de l’histoire de la France de la guerre de 100 ans à nos jours. Ils ne subissent pas les ravages du phylloxéra protéger par leurs hauts murs.

Histoire du mourvèdre

Le mourvèdre, ce cépage d’Espagne, pourchassé par les Maures, sauvé par les gens d’église, a franchi les Pyrénées pour se réfugier en Provence sous la protection du Pape Pépin premier en Avignon. Sensible, exigeant, frileux, il succombe au phylloxéra. Grâce aux soins attentifs et constants des provençaux, il s’épanouit de nouveau à Bandol.

Viticulture dans la région de Murcie

Pour répondre aux normes sanitaires renforcées depuis l’affaire E.coli (Escherichia coli), les Espagnols ont décidé de développer la vigne hors sol et en étage pour libérer ainsi le terrain pour les oliviers. Ce mouvement est dans la continuité des grands cataclysmes qu’a subie la vigne tout au long de son histoire.

  • Les dinosaures qui piétinaient les ceps de vigne (mais ne serait-ce pas là les premières vendanges… mais pas de preuves formelles),
  • L’invasion des Maures et de leur religion,
  • L’arrivée des Hollandais (plage et urbanisation galopante),
  • Les Américains du Nord qui ont amené le phylloxéra.

Aujourd’hui vu le nombre galopant de Chinois consommateurs de vin, la viticulture doit s’adapter à ce nouveau marché. L’Espagne a un projet ambitieux et innovant de construire la plus haute tour viticole du monde, 1km500 de hauteur. Une fois les raisins à maturité, les étages s’empilent formant ainsi un immense pressoir au pied duquel une file de camions-citernes attendent le précieux nectar.

L’arrière-petite-fille de Sancho Panza

C’est une femme de 40 ans, fille de viticulteur, descendante de Sancho Panza, origianire de Jumilla, proche de la Mancha. Elle monte un andalou noir dont la queue est tressée. Elle parcourt ses vignes plusieurs fois par jour sur sa monture. Elle est très dure avec son personnel et en affaire, mais libre en amour.

Une drôle de productrice en Pécharmant

Une grande fille originale, de la quarantaine, qui contre vents et marées défend son terroir. Toujours le nez en l’air pour sentir les effluves et à l’affût de nouvelles rencontres, elle emmène mari et fils voyager dans les contrées les plus lointaines pour élaborer ses vins. Qui est-elle ?

Une vision de producteurs espagnols travaillant pour le négoce

On les imagine beaux, bronzés, sentant le sable chaud, ils sont nombreux (il le faut car ils ne sont pas très courageux). Bien roulés, bien montés, rustiques, basiques à l’image de leur vin. On les devine non fumeurs (pas d’odeur de tabac dans leur vin) mais on les soupçonne un tantinet fumistes.



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